Comment préparer son voyage au Népal ?

Comme nous, vous avez fait tourner le globe et vous avez pointé sur…. Le Népal. « C’est le jeu ma pauvre Lucette ». Dépaysement, trek, safari photo, le Népal attire pour mille et une raisons. Et vraiment, vous ne regretterez pas, le Népal c’est génial !

Lorsque nous avons décidé de partir, nous nous sommes posé beaucoup de questions : est-ce que l’on voyage avec une agence ? Quels sont les risques pour notre santé ? Quelles sont les démarches administratives, etc.

Sur internet on a vu beaucoup de choses. Mais sur certains points nous étions un peu perplexes parce qu’on ne trouvait pas forcément les réponses à nos interrogations. Parfois, il y avait des contradictions entre les différents blogs, sites officiels et agences.

Les informations qui nous ont été les plus utiles venaient généralement des témoignages de voyageurs qui avaient fait plus ou moins le même voyage que nous. Cet article a vocation de transmettre notre retour d’expérience sur ce voyage ainsi que de donner quelques astuces et conseils qui vous aideront peut-être à préparer votre voyage.

Notre itinéraire

Nous sommes partis du 7 au 23 mars 2020. Nous avions choisi de prendre un vol avec Katar Airways. Après avoir regardé quels étaient les lieux et activités que nous voulions faire absolument, nous avons décidé qu’il n’était pas nécessaire de passer par une agence de voyages. Les tarifs qu’on nous proposait étaient autour de 1700-2500 € par personne, sans les billets d’avion pour venir et les assurances voyages. Nous avons donc fait sur mesure notre aventure qui nous est revenue à 1750 € par personnes, billets et assurance inclus.

Notre programme était le suivant :

  • Visite de la vallée de Katmandou (3 jours). Globalement les points intéressants des villes (Durbar square) sont plutôt rapides. Compter entre une et quatre heures sur place (tout dépend si vous souhaitez faire ou non les musées). Une visite que nous n’avions pas prévue, non indiquée dans le routard et qui nous a beaucoup plu est le chandragiri hills. On y monte avec un téléphérique , la vue sur l’Himalaya au matin est vraiment incroyable. Nous vous recommandons d’y passer la matinée.
  • Quand nous avions préparé notre voyage, nous n’avions pas forcément d’idée de la durée des visites, voilà le temps que nous avons pris pour chaque site :
  • Patan une demi-journée ;
  • Monkey temple une demi-journée ;
  • Stupa de Bodnath deux heures ;
  • Temple de Pashupatinath deux heures.
  • Découverte de Lumbini (1 jour) : Compter 45minutes de transfert entre l’aéroport et le quartier Lumbini bazar. Sur place le site est très étendu, il faut une heure de marche pour aller d’un bout à l’autre. Attention il n’y a pas beaucoup d’espace ombragé.
  • Trek Poon Hill (4 jours + 1 jour de préparation)
  • Safari dans le Chitwan (2jours)
  • Retour à Katmandou avant le départ (3 jours)

Pour faire les liaisons entre les grandes villes, il existe plusieurs transports possibles. Nous avions opté pour l’avion bien qu’un peu cher, pas très écolo, mais rapide et plutôt sûr. Nous avions voyagé avec deux compagnies locales : Buddha Air et Yeti Airlines. Ils duraient en moyenne une trentaine de minutes. Par contre, les changements d’horaire étaient fréquents (entre 1 et 2 heures de retard). Il faut compter environ 70-100 € par vol intérieur. Nous avions choisi cette solution, car autrement une journée de bus sur les routes népalaises était nécessaire.

Parlons-en un peu des « routes » : l’état global de la chaussée nous a beaucoup surpris. Si dans la capitale il y a un peu de goudron, dès que l’on quitte l’agglomération, on arrive rapidement sur des chemins de terre. Les villes sont très poussiéreuses et les gens pulvérisent de l’eau sur le sol pour atténuer les nuages de poussière. Nous vous recommandons de prendre des taxis. Il existe à l’aéroport de Katmandou un comptoir de taxi prépayé. Les courses sont à prix fixe. Vous n’aurez pas besoin de négocier avec le chauffeur (800 roupies soit environ 6 €). Attention, certains hôtels proposent des transferts à plus de 10 $.

   Formalité et papier

Globalement on trouve pas mal d’information sur les visas sur les sites officiels. Il faut compter une heure à l’arrivée, tout se fait via des bornes, où vous indiquez vos données personnelles et l’adresse de votre hôtel. 

Un point important, surtout si vous souhaitez faire un trek, c’est de souscrire à une assurance voyages couvrant les maladies et blessures. Cette assurance vous sera exigée lorsque vous demanderez les permis de trek ACAP et TIMS.

Pour ACAP et TIMS 4 photos (2 pour chaque permis) sont requises et coutent 5000 roupies pour les deux (3000 pour ACAP et 2000 roupies pour TIMS) à payer en liquide !

Il faut savoir aussi que le change de devise ne se fait qu’au Népal. Nous avions retiré pour le voyage 65 000 roupies par personne. Nous ne pensions pas utiliser autant de liquidité, mais certains hôtels n’acceptaient pas la carte ou nous dissuadait ce mode de paiement. D’après nos lectures, un reçu était nécessaire pour une transaction inverse. Le jour du retour, nous avons pu faire le change facilement. Aucun justificatif ne nous a été demandé, contrairement aux informations que nous avions lues avant notre départ.

Santé

Avant notre départ, nous étions inquiets sur nos chances de survie. Nous nous interrogions sur quels médicaments emmener ? Aurions-nous accès à de l’eau potable facilement ? Quelles étaient les précautions à prendre pour ne pas être malades pendant notre aventure ?

« La santé dépend plus des précautions que des médecins. »

Jacques Bénigne Bossuet

Dans un premier temps nous avons cherché à nous faire vacciner. C’était la première fois que nous partions dans un pays nécessitant une vaccination. Mais quel était le processus à suivre ? Fallait-il acheter le produit en pharmacie et se faire vacciner chez son médecin traitant ? Existe-t-il des centres de vaccination ?

Après quelques recherches sur internet et discussion avec des amis routards, nous avons décidé d’aller au centre Air France à Paris. Là on indique notre périple à un médecin qui nous vaccine en conséquence. Prévoir à minima deux heures d’attente, car les consultations que nous avions prises étaient sans rendez-vous.

Pour les médicaments, nous sommes allés chez notre généraliste. Pour ma part, souffrant facilement de cystite, ma toubib m’a prescrit des médicaments pour pallier à cette situation désagréable, que nombreuses d’entre nous connaissons malheureusement. Les conditions d’hygiène peuvent parfois être délicates, n’hésitez pas à parler de vos inquiétudes avec votre médecin. Ce sont des professionnels ils sauront vous conseiller en fonction de votre condition personnelle.

Conseil : Si jamais vous avez le moindre signe précurseur de cystite consulté vraiment tout de suite. En 3 jours la situation peut s’envenimer et se transformer en infection des reins. Ne prenez jamais ce genre d’infection à la légère, le Cranberry c’est bien, mais en prévention pas pour soigner !

Nous avons en plus des prescriptions du médecin emmené une trousse de premier secours, acheté en pharmacie. Les petits ciseaux, les pansements et le sérum physiologique nous ont été très utiles.

Nous avons également pris un antimoustique pour le voyage cinq sur cinq haut protection. Ça n’a pas été très efficace dans le Chitwan. Nous nous sommes fait dévorer surtout la nuit. Heureusement nous avions emmené des produits pour apaiser les démangeaisons liées aux piqures.

Autre produit vital : la crème solaire. En mars, nous avions bien cramé aussi bien en altitude qu’ailleurs dans le pays. Pensez bien à vous protéger du soleil. 

Pour l’eau notre choix c’était posé sur des pastilles purificatrice d’eau de la marque micropure. Attention il en existe de deux types : les bleues pour conserver l’eau et les rouges pour purifier et conserver.

Avec le recul, nous aurions surement dû acheter la gourde lifestraw. Je l’avais cherché en magasin et impossible de la trouver. Dans le Chitwan une Anglaise en avait une, acheté sur internet, car on ne la trouve pas en magasin.

Que mettre dans son sac ?

Difficile de choisir ce qu’il faut emmener ou nous, et encore plus difficile de ne pas faire une liste à la Prévert des choses indispensable. En voyage, nous rêvons tous d’avoir le sac de Mary Poppins, mais la réalité nous rattrape bien vite, et surtout les limites de poids des bagages en avion.

Afin de vous aider dans cette préparation, voici notre retour d’expérience et les choix que nous avons faits :

  • Il y a de grosses différences de température entre le nord et le sud du pays. Lors du trek, il y avait de la neige (pensez aux crampons, ils sont vitaux) et au contraire à Lumbini et dans le Chitwan la température avoisinait les 30°C. En conséquence, des vêtements chauds sont nécessaires. Nous avons également emmené notre petit sac de couchage (Lafuma sac de couchage active 10) qui nous a sauvés à plusieurs reprises. Compact, léger et plutôt performant pour les intérieurs non chauffés.
  • D’un point de vue vestimentaire, dans le Chitwan on nous avait demandé d’être habillés en couleur neutre (vert, marron, foncé) et de sorte à se protéger du soleil et des insectes. Nous avions opté pour des vêtements modulables.
  • L’hygiène n’est pas toujours simple. Pour cette raison nous avions toujours avec nous des lingettes, du gel Hydro alcoolique et des mouchoirs en papier.

Quelques anecdotes et bonnes adresses

Restaurants 

Rosemary : Nous avons découvert ce restaurant grâce au Routard et nous avons adoré ! Service très sympathique, cours intérieures fleurie, silencieuse et agréable. Très bonne cuisine népalaise avec des produits frais. On vous recommande le choe-la, vraiment délicieux !

French Creperie Kathmandu : en cas de mal du pays, c’est le lieu où se réfugier si mère patrie vous manque. Bonne adresse qui n’est pas référencée dans les guides. C’est deux Françaises qui nous l’ont recommandé. Ambiance cozy, produit français à la carte et tout à fait abordable, on vous sert de bonnes galettes qui vous réconforteront. Nous l’avons découvert alors que nous étions en train de désespérer sur un potentiel confinement au Népal. C’était vraiment ce qu’il nous fallait pour retrouver l’espoir. Existe également à Pokhara qui est le lieu d’origine de ce restaurant. Nous vous le recommandons à 200% . Magnifique carte de fromage pour celles et ceux qui comme moi auraient eu un déficit de fromage pendant ce voyage.

Caffe concerto : bonne adresse connue de tous les expats. Pizza, pâte, bon café. Idéal pour faire une pause de nourriture asiatique.

Hotel

Sapana village lodge Chitwan : Cadre absolument sublime, personnel adorable et très professionnel. Les guides sont vraiment humains et consciencieux. Nous avons passé 1.5 jour avec eux sur la trace d’animaux sauvages. Ils nous expliquent bien les risques, les aspects sécuritaires, comment vivent les animaux, etc. Cet hôtel a fondé une association pour développer le village.

 Hôtel Middle Path & Spa Pokhara : Hôtel confortable, plutôt standard. Le réel plus ce sont tous les services.  Piscine, les offres de massages plutôt bon marché et vraiment top, consigne pour les bagages le temps du trek, propose des guides, transport, jeep, etc.

Newa Chen, magnifique chambre d’hôte dans une maison newar restaurée par l’UNESCO. Les hôtes sont vraiment adorables. Très attentionnés. Les petits déjeunés étaient frais et délicieux.

Anecdotes

Les Indiens et les selfies : À plusieurs reprises, nous sommes sur des sites hindous ou bouddhistes et nous avons croisé des Indiens. Ces derniers nous ont demandé à plusieurs reprises s’il pouvait nous prendre en photo (aussi bien avec que sans eux). Ce comportement était vraiment très insistant et gênant. On a demandé à l’un d’eux, pourquoi souhaitaient-ils avoir des photos de nous? Parce que nous ne sommes pas aussi beaux que ça quand même ? ils nous ont répondu que c’était pour nous montrer à leur femme….

La folle au caillou : Alors que nous étions en trek (Poon Hill) sur le chemin du retour. Une locale âgée a essayé de nous caillasser. La chance que nous avons eue c’est qu’un guide qui passait devant nous l’a vu et l’a interpelé dans sa langue. Sans lui ça aurait pu très mal se passer parce que mémé soulevait quand même de grosses pierres.

Les faux bons conseils : À une semaine du départ, nous avons partagé avec des connaissances notre impatience de partir. Certains nous ont fait des remarques sur nos choix de ne pas prendre de guide, ont mis en doute nos capacités physiques pour réaliser le trek et ont remis en question nos choix sur les équipements que nous emmenions… Bref, ces gens ne sont jamais allés au Népal et pourtant ils nous ont jugés et avaient un avis très tranché, sans pour autant être informé. Ils ne sont pas les premiers et ne seront malheureusement pas les derniers. Mais surtout il ne faut pas les écouter ! Nous avions étudié chaque point de notre voyage, nous savions précisément que nos choix étaient les meilleurs pour nous. Qui sont ces gens qui osent juger ? Sont-ils juste jaloux ? Sont-ils protecteurs ? Dans les deux cas, il n’y a que vous qui savez ce qui est bon pour vous ! Laissez les mauvais parleurs et faites les choses que vous sentez !

En espérant que cet article vous aura plu et vous aura été un peu utile.

Nous vous souhaitons un bon voyage !

Namaste

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