Voyager au Népal durant le COVID-19: Retour d'expérience

Comment avons-nous vécu l’épidémie avant de revenir en France? Cet article retrace toutes les étapes de notre voyage. Nous sommes partis le 7 mars et il s’en est passé des choses entre ce jour-là et notre retour en France le 23 mars.

Le départ

Nous étions tout excités et un peu inquiets, car plusieurs pays commençaient à bloquer l’arrivée sur leur territoire pour les ressortissants italiens. La France n’était pas encore passée au stade 3 et à ce moment-là nous croisions les doigts pour partir.

Une fois les visas obtenus, nous avons pu démarrer notre aventure népalaise. Deux jours plus tard, nous apprenons par le fil Ariane que plus aucun permis n’était donné aux citoyens français. Et oui, la France était arrivée en phase 3 de l’épidémie.

Le trek

Nous avions décidé de partir faire une randonnée de 4 jours dans les Annapurna, le trek Poon Hill. Nous avions fait nos TIMS et ACAP. Pendant l’ascension, nous avons rencontré d’autres Français qui nous ont dit que nous étions les derniers à faire cette ascension. L’administration avait interdit deux jours plus tard la fourniture de tout permis pour les régions reculées.

Pendant la même période, nos familles nous apprennent que la France passe en confinement.  » C’est la guerre ». On découvre des photos de magasin vide, nos proches dans le domaine de la santé nous expliquent qu’ils n’ont plus de protection pour s’occuper des malades… On se dit « On est tellement chanceux d’être là où on est, loin de toute cette agitation »

On reçoit aussi des mails de collègues à propos de notre art et classe du « timing ». On a,sur le moment, un peu de compassion et on comprend qu’une fois le confinement fini, nous aurons surement des gâteaux à apporter.

Le retour

Après quelque temps dans le Chitwan, nous revenons à Kathmandu, mais nous comprenons rapidement que ça va devenir compliquer… Du coup le vendredi on essaie d’aller voir la compagnie pour modifier le billet pour l’avancer d’un jour si réalisable. Après plusieurs minutes de discussions, il l’échange est impossible …
À 18h le Premier ministre népalais annonce la fermeture des aéroports à partir du 22/03 et prend des dispositions pour confiner son pays. Là, on commence à stresser, car notre vol était le 23/03 à 2h . Aucun mail d’Ariane ou de la compagnie aérienne. Ça sentait un peu le roussi!

Le samedi matin, on fonce faire prolonger notre visa, on sait jamais si on est bloqué autant ne pas l’être dans l’illégalité. On rencontre plusieurs Français au bureau de l’immigration. Deux voyageurs nous expliquent qu’ils ont contacté l’ambassade par mail pour leur demander comment faire pour rentrer en France à la suite de l’annulation de leur vol. Là, l’ambassade leur a sympathiquement répondu qu’ils devaient se débrouiller pour trouver un autre vol et que ça ne servait à rien de se déplacer à l’ambassade.

Nous sommes à la fois très surpris et déçus de la part de la diplomatie. Bon après, ils n’étaient peut-être pas au courant de l’annonce de Premier ministre, ce n’est pas de leurs fautes…

Attendez je rectifie: leur métier est de suivre les déclarations politiques, non? C’est de l’incompétence, simplement.

Un peu d’humour ne fait pas de mal

Finallement, Quatar Airlines m’a appelé pour nous annoncer que notre embarquement était avancé le 22/03 à 22h. « Youpi on a un vol 🙂 »

Le 22/03 nous étions tout excités de revenir en France, on n’y croyait pas. Le 23/03 à 13h30 nous étions rentrés. Nous étions aux anges. Jamais l’idée d’un confinement dans notre appartement ne nous a paru aussi extraordinairement bien.

Dans l’avion, tout le gens portaient un masque. Arrivés à Paris, dans le RER les possesseurs de protection en tissu  pour préserver les autres en cas de toux étaient très faibles. J’avoue avoir été extrêmement surprise. Au Népal, tout le monde en avait. Dans l’aéroport pareil. En France…non.

2 jours plus tard, nous recevons le mail d’Ariane suivant.

Copie du mail Ariane que j’ai reçu le 24/03 soit le lendemain de notre retour et quatre jours après la déclaration du PM Népalais

Quelques conclusions et conseils:

Ariane c’est bien pour prévenir les autorités, mais pas du tout pour vous avertir des actualités.

Ils avaient systématiquement 48h dans la vue et face au problème du COVID-19, 48h c’est énorme! Surtout pour s’organiser, trouver un avion, éventuellement faire son visa, obtenir plus d’argent liquide, etc..

Pour les personnes encore bloquées ou qui ont peur de se retrouver paralysées, j’avais découvert ces alternatives au cas où nous serions dans ce cas: Couchsurfing et SOSUNTOIT.

Pour Couchsurfing, j’ai eu beaucoup de messages. Les Népalais sont des gens adorables, avec le cœur sur la main. Pour SOSUNTOIT j’ai envoyé un formulaire, mais n’ai jamais eu de réponse. Le principe est pas mal. Il s’agit de mettre en relation des expats et des touristes bloqués dans l’attente d’un retour chez eux.

Pour être informés au Népal nous avons suivi les actualités sur un journal local. Ça nous a permis d’anticiper certaines choses et de prendre certaines dispositions au cas où .

La seule conclusion que je peux réellement tirer de cette histoire c’est que nous avons eu de la chance.

Et vous, êtes-vous confiné? Êtes-vous bloqué à l’étranger? Dans tous les cas, prenez surtout bien soin de vous.

Un avis sur « Voyager au Népal durant le COVID-19: Retour d'expérience »

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Créez votre site Web avec WordPress.com
Commencer
%d blogueurs aiment cette page :