La déprime comme moteur de voyage en solo pour les femmes?

Plus je m’informe et regarde autour de moi, plus j’observe que contrairement aux hommes (du moins, ils en parlent peut-être moins) ce qui donne de l’élan aux femmes pour partir seule, c’est la déprime. Rupture, avortement, décès d’un proche, c’est souvent le coup dur de trop qui nous fait prendre le large. À l’instar de Lize dans « Mange, prie, aime » ou même Sarah dans « Petite », nous sommes nombreuses à avoir sauté le pas pour faire un point sur nos vies pour nous retrouver. Pour nous sentir vivantes ou encore regagner un appétit de vivre que nous avions perdu.

Pourquoi attendre la déprime?

Pour partir, il faut beaucoup de courage, encore plus quand on est une fille, et que lorsqu’on déprime finalement on se dit qu’on n’a plus grand-chose à perdre. La peur paralyse jusqu’au moment où la douleur nous fait bouger.

Enfin je crois que le voyage en solo pour les femmes c’est aussi une façon de se prouver à elle-même et aux autres qu’elles peuvent le faire, qu’elles sont indépendantes. Chacune d’entre nous, nous portons en nous les siècles d’infantilisation et de mise sous tutelle. Or, en tant qu’adulte, que personne responsable, nous connaissons ce qui est bon pour nous même et surtout nous sommes les seules à savoir ce qui est convenable ou pas pour nous ! La difficulté c’est que la société a encore du mal à l’accepter et qu’on nous gave de mauvais conseils « pour notre bien ».

« Seule moi sais ce qui est bon pour moi »

Sur ce sujet je vous recommande la vidéo d’Ariane

Pourquoi le voyage?

Souvent lorsque nous souffrons, c’est que notre zone de confort ne l’est plus tant que ça. Partir et sortir de cette zone de douleur après tout ça permet de prendre conscience de certaines choses, de faire un bilan avec des yeux nouveaux. Dans certains cas, ça légitime une prise de distance avec un entourage qui est devenue toxique.

Parfois, on se sent perdu. On ne sait plus ni qui l’on est ni où l’on va. Et puis finalement, on se redécouvre. On se rend compte qu’on n’est pas si égaré que cela, qu’on était là, mais qu’on s’était soi-même mis en sourdine. Une citation que j’aime beaucoup dit :

« Not all those who wander are lost ».

Tolkien

Et parfois courir le monde nous offre de merveilleuses rencontres, de découvrir des cultures et des pratiques qui nous libèrent de poids lourd. Par exemple, la fille qui voyage témoigne d’un rituel bouddhiste japonais qui lui a permis de faire le deuil de son avortement.

Et vous, êtes-vous parti(e) seul(e)? Quel a été votre moteur?

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